Ludiversité

GREF - Education et formation au coeur du développement - 26 Novembre 2015

GREF - Education et formation au coeur du développement

26 Novembre 2015

 

 

3 adhérentes de Ludiversité ont participé à cette conférence.  Il est vrai que celle-ci relevait plus des actions

internationales, avec des projets surtout axés dans des pays d’Afrique.

 

 

En résumé, le GREF est un groupement d’éducateurs sans frontière existant depuis 25 ans.

 

 

Déroulement :

 

 

     1ière partie – Le carrefour des associations

 

 

             -  « Agronomes et vétérinaires sans frontières », Intervention de Stefano Masson :

 

En nous présentant un exemple d’action au Mali, il nous parle de l’importance de la formation des bénéficiaires

sur l’agriculture paysanne. Il nous explique la lutte contre la déforestation, l’analphabétisme, les endettements

dans les crédits (dû notamment à l’effondrement du cours du coton et de l’arachide), le manque de diversité et

matériel agricoles…

 

Pour contrer ces difficultés, il a créé des coopératives familiales de matériel d’agriculture (micro-crédit,

location…), mit en place des formations d’alphabétisation et d’acquisition de compétences (comme l’utilisation

du matériel).

Le principal échec est une sous-estimation des demandes et des  capacités des bénéficiaires à

assurer une continuité, compte-tenu du contexte environnant. Toutefois, cela a permit de réduire les dettes à

 

10%, de diversifier l’agriculture et d’améliorer les conditions de travail pour certains bénéficiaires.

 

 

             -  Intervention de Joséphine Rosi :

 

Suite à sa thèse sur « l’appropriation des savoirs au sortir de l’oralité », elle cherche à savoir pourquoi il y a

toujours un échec des aides au développement dans ses actions autour de l’eau.  Elle met en lien alors le

contexte, et comprend que les villageois parlaient toujours de sorcellerie lorsqu’il y avait dysfonctionnement.

En fait, les ingénieurs de la Lyonnaise des eaux découvraient qu’il ne s’agissait que d’une panne. Elle nous

explique donc qu’il faut prendre en compte les problématiques que pose le rapport aux croyances, aux

traditions, à la hiérarchie dans le village dont le chef cherche continuellement à asseoir son pouvoir.

Tout ceci conduit du coup  à l’incapacité des villageois de prendre le relais lorsque les ingénieurs occidentaux

partaient, une fois l’action accomplie.

 

Elle a donc rédigé un manuel « Leçon d’eau », donné à l’UNESCO pour les écoles, et aider à la formation de

conseillers municipaux.

 

 

 

 

 

             -  Hydraulique sans frontière, Intervention de Lucien Delorme :

 

Il parle de l’aide apportée par la  formation des maintenanciers (exemple : projet du château d’eau au Tchad,

création d’une école de 15 stagiaires) pour éviter de reconstruire systématiquement les ouvrages hydrauliques

par manque de compétences.

Mais il fait le constat de l’échec du projet dans la réhabilitation et la continuité sur place, alors que le

financement et les moyens sont là. En effet, Il s’est rendu compte de la mauvaise compréhension des enjeux

collectifs par les stagiaires, ajoutant à cela les nombreux facteurs de risques existants (terrorisme, faiblesse de

l’Etat, absence de sécurité, manque d’hygiène et d’outils, barrage de la culture et de la langue). Il met aussi en

cause la peur du regard de l’autre très importante pour le stagiaire du village (hiérarchie,…)  qui doit

absolument se démarquer des autres de par ses connaissances techniques.

 

Il a donc remis en réflexion la coordination, l’organisation et l’approche entres les différents acteurs en tenant

véritablement compte des besoins réels des bénéficiaires et des obstacles propres à chaque pays.

 

 

             -  Misola, Intervention de Georges Linossier :

 

Il explique la lutte contre la malnutrition par le développement d’une farine protéinée créée avec les céréales

produites sur place sous des conditions d’hygiènes précises (soja, arachide, mil).

 

L’aide de l’association a permit de développer l’économie locale (exportation de leur produit), d’acquérir

l’autonomie financière aux producteurs (artisanat, fabrication des outils), de contribuer à l’émancipation des

femmes, de prévenir et réduire les séquelles médicales dues aux carences alimentaires et conditions

d’hygiène, de favoriser l’aptitude à l’apprentissage des enfants et des adultes.

 

Elle a contribué  également  à l’alimentation de camps de réfugiés lors des invasions au Nord du Mali mais en

contrepartie, a aussi diminué l’économie locale (pénurie et perte de revenus en donnant gratuitement leur

produit).

Toutefois, 500 tonnes de farine sont fabriqués chaque année et depuis 2015, ils ont fait évoluer leur produit

sous forme de biscuit pouvant ainsi être mieux transporté et stocké. Plus de 15000 enfants en profitent par le

biais des notamment des cantines scolaires.

 

 

            -  « GREF » :

 

  • Intervention de Chantal Foulon.

 

Elle explique l’importance des formations de formateurs sur leur lieu d’action, suite à un projet de formation

des maîtres en Haïti.  Cela permet une pérennisation, un transfert de compétences, une autonomie définitive

aux bénéficiaires.

 

 

  • Synthèse de Mr Cuvelier, président.

 

Il résume par l’idée qu’il faut de l’éducation et de la formation, pour permettre à chaque personne d’être

consciente, libre et solidaire. Il souligne aussi l’importance d’une co-formation par un accompagnement  de

proximité.

 

 

 

 

           - « Fondation Meyrieu », Intervention de Mr Benoit Miribel :

 

 

Il  parle des actions de lutte contre la faim, à travers la formation et le transfert des savoirs, afin de permettre

un développement  des capacités et de lutter contre la mortalité infantile et les maladies infectieuses. 

La Fondation apporte une aide et un accompagnement à des associations dans  le développement d’initiatives

innovantes en santé publique.

 


     2ième partie  –  Table Ronde

 

 

Isabelle Lagarde nous parle de la coopération Arménie et Roumanie avec le Grand Lyon.

 

 

Mohamed Amara, philosophe, insiste sur le fait que la mixité de penser permet d’agir et de donner du sens, que

l’éthnopolitique permet de mettre en lien avec les réalités sociales.

 

 

Grégory Doucet, de Handicap International, parle de la lutte pour la réduction des inégalités, entre autre pour

les personnes handicapées,  et de tendre à une socialisation inclusive.  Il explique qu’il est difficile

d’identifier les enfants handicapés et de les référencer auprès des professionnels de santé. Et par là, il est

également difficile de préparer les parents, les enseignants, à l’accueil et au suivi dans l’école.

Pourtant, l’inclusion d’enfants handicapés serait bénéfique à l’acceptation de la différence et au

développement de l’entraide.

 

 

Charles Delorme conclut par l’idée que l’éducation et la formation sont utiles pour  le développement

économique, social et culturel.  Mais pour le développement social, l’école ne suffit pas à retransmettre une

cohésion sociale. Il faut réfléchir à la question du sens de la formation et de la place des femmes dans la

société. Il faut voir comment on peut arriver à donner du pouvoir aux bénéficiaires pour qu’ils puissent induire

des questions et redonner du sens aux actions des associations.

 



20/12/2015

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 8 autres membres