Ludiversité

Semaine solidarité internationale - Dimanche 8 Novembre 2015

Semaine solidarité internationale - Dimanche 8 Novembre 2015

"Et si la Sanza de Bama m’était contée en parole, en musique et en Braille"

Point de vue d'une animatrice non-voyante

 

Objectif :

  • Animer un atelier braille en faisant participer le public pour développer l’intérêt et susciter des interrogations, des échanges  d’impressions, des réflexions
  • Sensibiliser le public aux obstacles rencontrés par la différence de langues et d’outils de communication

 

Déroulement :

Des panneaux étaient disposés en français, dialecte africain et braille, pour montrer notre souci de se faire

comprendre par tous.

Nous avons présenté nos structures associatives:

-  « Lire ici et là » qui mène des projets éducatifs au Niger pour valoriser la lecture auprès des enfants via l’échange

de correspondances d'enfants ayant travaillés sur le thème du conte africain La Sanza de Bama.

-  « Ludiversité » qui favorise les échanges entre  personnes en situation de différence et les accompagne dans leur

accès à la culture en mettant en avant la lecture en braille, en gros caractère et en format sonore dans le but de

montrer au tout public que la culture est accessible à tous.

-  « Domacé » qui favorise la transmission orale des contes traditionnels africains et le musicien Bilomdo joueur de

Sanza.

 

Après  avoir présenté nos structures et le projet « La Sanza de Bama », le conte a été lu en français, en musique

puis en braille.

 

L’atelier braille, qui était plutôt une initiation, consistait à déchiffrer des mots liés au conte et ensuite de retranscrire

les mots français en langue africaine. Pour moi l’objectif de l'atelier n'a pas été atteint; même si on a eu entre 20 et

30 personnes qui ont découvert pour la première fois le braille. Cela reste une approche éphémère de la question de

la non-voyance. Avec des gens de passage, on ne peut pas faire un vrai travail de suivi, il faut que ce soit rapide et

donc pas le temps d'approfondir la chose. Du coup, on ne sait pas si les gens vont continuer par la suite de se

remémorer et prendre en compte les spécificités liées à la malvoyance ou la non-voyance.

 

J’ai donc été frustrée par le temps trop limité de la lecture et de l'atelier braille, où j'avais préparé mes mots à

déchiffrer ainsi que ceux en africain à écrire. Bon, on a eu quand même plus de monde que l'année dernière.

 

A l’avenir, j’espère qu'on pourra créer un projet de mixité entre élèves déficients visuels et élèves voyants autour des

contes africains.

 

Anne Mignonat



15/11/2015

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